Dédommagée…Le SAMU pense qu'elle est ivre alors qu'elle est victime d'un AVC

Une employée du SAMU

Une employée du SAMU

Il avait alors invité la requérante à "se coucher ", en lui assurant que "ça ira mieux demain ", avant de lui raccrocher au nez.

Elle n'a pas été prise au sérieux.

Pour cette grave faute professionnelle, le tribunal administratif de Nantes a condamné le médecin et le CHU de la ville à verser 352 458 euros à la victime, ainsi que 64 192 euros au profit de la caisse primaire d'assurance-maladie, sans compter les arrérages de pension d'invalidité versée à Valérie X.

Seulement voilà, Valérie Roux mesurait parfaitement la gravité de la situation. Le Parisien rapporte qu'en état de paralysie partielle, elle avait rampé jusque devant le domicile de ses voisins avant de les alerter par des coups de tête donnés à la porte d'entrée. Elle a finalement été transférée aux urgences mais avec une heure de retard. Des symptômes qu'elle associe immédiatement, à raison, à un accident vasculaire-cérébral (AVC) puisqu'elle est infirmière dans un centre rééducation qui prend en charge des victimes d'accidents de la route et d'AVC.

Les experts mandatés ont estimé que "ces traumatismes crâniens répétés ont pu jouer un rôle délétère sur l'évolution de l'AVC".

Handicapée, la femme a repris le travail, toujours dans le centre hospitalier où elle exerçait, mais comme secrétaire et à temps très partiel: 20%. "Les propos tenus (.) ont été totalement dépourvus d'humanité: le premier s'est limité au strict interrogatoire administratif et le second a spontanément orienté l'interrogatoire sur la dépression et la prise d'alcool", a expliqué le tribunal administratif de Nantes au rendu du jugement. Désormais lourdement handicapée, la quadragénaire ne peut plus exercer son métier d'infirmière et doit avoir recours à une aide ménagère quotidienne. Plus anecdotique, la Sécurité sociale et la patiente toucheront 1 500 € supplémentaires chacune pour leurs frais de justice dans cette affaire.

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