Manger M&M's ou Napolitain favoriserait des cancers — Dioxyde de titane

Nanoparticules: décelées dans des friandises les risques de cancer

Nanoparticules : l'information des consommateurs fait clairement défaut

Les 18 produits testés présentent du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules à un taux supérieur à 10% sans en faire la mention dans la composition. Dans le cas des sucreries, "le dioxyde de titane (E171) sous forme nano optimise l'aspect blanchissant de ce colorant pour les glaçages et enrobages", explique le magazine 60 millions de consommateurs (voir ici).

"60 millions de consommateurs" publie ce jeudi une enquête qui met en garde contre le dioxyde de titane, plus communément appelé le E171. Cet additif est même entièrement utilisé sous forme nano dans deux produits de son panel: le gâteau Lightbody Star Wars et le dessert glacé Monoprix Gourmet.

Souvent, la présence d'E171 apparaît visiblement sur les étiquettes, mais jamais la mention "nanoparticules", selon l'association.

Elle reproche aux industriels concernés sinon de mentir, pour le moins de faire preuve de "manque de vigilance" et de "manque de rigueur". En tout, dix-huit produits ont été testés dans le cadre de cette enquête, notamment les bonbons M&M's, les gâteaux Napolitain de Lu, les Choco-mix de Milka, des desserts glacés de Lenôtre (le Plaisir Framboises-Nougatine, notamment) ou encore des sucettes aux fruits Lollipops. Une étude sur des rats, menée par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), a prouvé qu'ingérer cette substance promeut la "cancérogenèse du E171".

En janvier dernier, l'Anses (Agence nationale de Santé) avait été saisie par les ministères de l'Economie, de la Santé et de l'Agriculture pour déterminer si ce produit "présente un éventuel danger pour les consommateurs".

Pourtant, une évaluation par l'agence du cancer de l'OMS avait conduit à classer le dioxyde de titane comme cancérogène possible pour l'homme en cas d'exposition professionnelle par inhalation, avait toutefois rappelé l'Inra.

En juin 2016 déjà, l'ONG Agir pour l'environnement avait alerté sur la présence de nanoparticules, dont le dioxyde de titane, dans de nombreux produits alimentaires, notamment dans plus d'une centaine de confiseries où ils n'étaient pas signalés sur les étiquettes.

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