"Nous ne serons pas dans la majorité présidentielle" — Cambadélis

Le PS sera dans

Zakaria ABDELKAFI AFP

"Nous ne voterons donc pas la confiance au gouvernement d' Edouard Philippe ", affirme le texte, qui a été adopté à main levée.

In fine, la réponse est tombée dans la soirée: le PS ne votera pas la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe.

Ce Conseil national se tenait six jours après la déroute électorale historique des législatives, qui s'est soldée pour le PS par l'élection de seulement 30 députés, et l'élimination, entre autres, de son candidat malheureux à la présidentielle, Benoît Hamon.

Cette position était déjà celle qui s'était dégagée des travaux du Bureau national du parti, mardi après-midi.

En revanche, le Conseil national a rejeté une formulation qui aurait préconisé aux parlementaires de voter contre la confiance au gouvernement. Statutairement, les décisions du Conseil national s'imposent aux parlementaires, même si ceux-ci jouissent constitutionnellement d'une liberté de vote.

La version initiale, qui ne comportait pas le mot "opposition", disant simplement que le PS ne pouvait participer à "la majorité présidentielle", a été musclée après l'adoption d'un amendement du député européen Emmanuel Maurel, représentant de l'aile gauche du parti. "La position officielle du PS doit être le contre", lors du vote de confiance, a-t-il dit à l'AFP.

Proches de Manuel Valls, David Habib et Olivier Dussopt veulent notamment voter pour la confiance, tout comme Guillaume Garot, un proche de Ségolène Royal. Selon le premier fédéral de Paris, Emmanuel Grégoire, ce point de vue s'est largement exprimé lors de la réunion de la motion majoritaire du parti, samedi matin.

"Moi, je ne souhaite pas qu'on commence cette législature par des mesures de caporalisation". Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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