Ferrand se dit "confiant" quant à sa victoire aux législatives — Finistère

Le ministre de la Cohésion territoriale Richard Ferrand à l'Elysée à Paris le 31 mai 2017           STEPHANE DE SAKUTIN- AFP

Le ministre de la Cohésion territoriale Richard Ferrand à l'Elysée à Paris le 31 mai 2017 STEPHANE DE SAKUTIN- AFP

Revenant sur l'ouverture d'une enquête préliminaire contre le ministre de la Cohésion des territoires, la candidate malheureuse à l'élection présidentielle a regretté la réaction tardive de la justice. Au lendemain de la présentation par François Bayrou de la future loi pour la moralisation de la vie politique - rebaptisée "loi pour la confiance" par le garde des Sceaux-, Edouard Philippe est notamment l'invité de la matinale de RTL.

La semaine dernière, l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné avait révélé que l'épouse de M. Ferrand avait bénéficié de l'attribution d'un marché de location d'une mutuelle d'assurance quand il en était le directeur général (1998-2012).

Alors que le Premier ministre s'active pour éteindre l'incendie, le président Emmanuel Macron s'affiche aux côtés de son ministre et refuse de répondre à la polémique.

Face à ce qui est considéré comme la première épreuve du quinquennat, le président de la République a tenu en Conseil des ministres à 'appeler à la solidarité, la responsabilité', selon le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner. Le président avait expliqué que la presse ne doit "pas devenir juge".

La pression s'accroît sur le ministre Richard Ferrand, après l'ouverture par le parquet de Brest d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron. Il a rappelé que tout ministre mis en examen devrait démissionner.

Le 30, le journal Le Monde accuse M. Ferrand de "mélange des genres" entre affaires privées et vie publique, assurant qu'il "a fait bénéficier de plusieurs contrats des proches, dont son ex-femme et sa compagne".

Mais hors du camp pro-Macron, les coups pleuvent à droite comme à gauche. "Cette affaire en question est extrêmement simple". Il l'a même comparée à l'affaire Cahuzac, qui avait "coûté très cher" au gouvernement sous la présidence de François Hollande.

"Parmi trois propositions qui leur avaient été faites, les administratrices et les administrateurs du Conseil d'administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d'un local détenu par ma compagne", avait-il détaillé, concluant: "Ceci était connu de tous et par conséquent c'est parce que c'était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi". "Il ne suffit pas de changer les têtes, d'annoncer un renouveau des personnalités, il faut des règles". "Je ne ferai pas de commentaires", a-t-il ajouté. " Seule la justice est habilitée à décider ce qui relève d'une affaire, d'une instruction, d'une enquête ", a par ailleurs fait savoir Emmanuel Macron.

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