Un baptême du feu pour Macron apprécié des musulmans — Iftar du CFCM

Au dîner du CFCM Macron expose sa feuille de route sur l'islam en France

Emmanuel Macron au dîner de rupture du jeûne du Conseil français du culte musulman

A l'occasion, Emmanuel Macron a appelé les responsables de l'islam en France à prendre leur part dans le "combat" contre les "prédicateurs de haine" et le "repli identitaire".

Au dîner officiel de rupture du jeûne du Conseil français du culte musulman (CFCM), auquel était convié Emmanuel Macron, l'ambiance était détendue mardi soir.

Première rencontre avec les représentants d'un culte depuis son élection mais également premier discours à l'intention de la communauté musulmane, Emmanuel Macron a appelé à l' "unité nationale" et a souligné le rôle du Conseil français du culte musulman comme "voie de la raison face à la tentation du pire".

L'autre combat selon lui doit être mené contre une certaine pratique de l'Islam conduisant à la ségrégation au sein de la République: "Fonder son identité politique et sociale sur sa seule foi, c'est au fond admettre que sa foi n'est pas compatible avec la République" a-t-il admis. Il a ainsi appelé à "combattre le fanatisme": "Notre défi est bien sûr sécuritaire face au terrorisme qui sévit, mais il est aussi moral, civilisationnel". Et ma présence ici, ce soir, à vos côtés, n'est là que pour vous remercier.

" Nous avons aujourd'hui en commun des combats à mener; le premier combat c'est le combat contre le fanatisme et sa diffusion ", a indiqué le chef de l'Etat français lors d'un Iftar au Conseil français du culte musulman (CFCM). Il a insisté sur la responsabilité des acteurs cultuels que représente le CFCM dans ce " travail théologique et religieux ", notamment " auprès des générations les plus jeunes qui ont des réticences à passer les portes de vos institutions ". Personne ne peut faire croire que la France et les Français rejetteraient sa composante de foi musulmane.

"Personne au nom de cette foi ne peut demander à des Française ou à des Français de se soustraire aux lois de la république", a également dit le président.

Dernières nouvelles