Mort de Rémi Fraisse à Sivens. Le parquet requiert un non-lieu

Rémi Fraisse a été tué en 2014 par une grenade offensive lancée par un gendarme. DR

Rémi Fraisse a été tué en 2014 par une grenade offensive lancée par un gendarme. DR

Le procureur de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau, a requis un non-lieu dans l'affaire Rémi Fraisse, ce jeune de 21 ans tué par une grenade offensive d'un gendarme mobile, lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens, dans le Tarn. Aucune personne n'est en effet poursuivie dans le dossier.

Depuis la fin de l'enquête judiciaire en janvier dernier, le père de Rémi Fraisse a toujours craint le non-lieu. Le gendarme, qui avait tiré la grenade présumée mortelle, le maréchal des logis J., avait été entendu en tant que témoin assisté le 18 mars 2016 et n'avait pas été poursuivi. L'avocat du gendarme est optimiste sur un non-lieu: "il n'y a aucune chance qu'il en soit autrement car cela serait une absurdité juridique".

Un rapport de l'Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) l'avait déjà blanchi en décembre 2014, estimant que les avertissements nécessaires avaient été effectués avant le tir de la grenade.

Le dossier est maintenant dans les mains des juges d'instruction de Toulouse. Le soir du drame, les forces de l'ordre se sont retrouvées face à "cinq opposants agressifs qui (jetaient) constamment toutes sortes de projectiles", selon le compte-rendu de la gendarmerie. Ils vont devoir se prononcer en rendant une ordonnance "et de suivre ou non les réquisitions du parquet, écrit Mediapart". "Rien, dans son parcours, bien au contraire, ne met en exergue une quelconque agressivité", peut-on lire dans son réquisitoire en partie reproduit sur le site d'information en ligne.

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