Un "stock d'armes" retrouvé au domicile de l'assaillant — Champs-Elysées

Twitter Melissa Bell                       Champs-Élysées une opération de police est en cours

Twitter Melissa Bell Champs-Élysées une opération de police est en cours

Sur les Champs-Elysées, un lourd dispositif policier et militaire avait été déployé et la circulation coupée pendant quelque temps.

L'assaillant de 31 ans, mort lundi dans un attentat manqué sur les Champs-Elysées, a laissé une lettre-testament dans laquelle il prête allégeance au chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

Cette autorisation de détention d'armes alors que Adam D. était fiché S a fait réagir ce mardi matin le Premier ministre Edouard Philippe. Le suspect affirme également avoir joué "double jeu" en constituant un arsenal dans le cadre de son activité de tir sportif en vue de commettre un attentat, a indiqué la source confirmant une information de BFMTV.

Une opération de déminage a d'abord été menée sur les lieux des faits avant que les secours ne prennent en charge l'homme grièvement blessé. En revanche, il n'était pas connu de la justice, selon une source policière.

Dans la voiture, les enquêteurs ont retrouvé deux pistolets et une kalachnikov, ainsi qu'un nombre important de munitions et une bonbonne de gaz. Manifestement, le terroriste espérait faire exploser son véhicule dans l'accident. Cet impressionnant stock d'armes et celui retrouvé à son domicile témoignent de la "préparation indiscutable d'une action violente" selon le procureur de Paris.

Adam Djaziri était connu des services de renseignements tunisiens depuis 2014 et faisait l'objet du fiche S par les services de sécurité français pour ses liens avec la mouvance djihadiste.

L'homme avait fait l'objet d'une fiche de recherche Interpol (aujourd'hui inactive) à la demande de la Tunisie pour des faits datant de 2013, ont expliqué des sources proches du dossier. Il avait été "repéré dans un appartement où il y avait des armes et des gens proches de la mouvance jihadiste", selon une source proche du dossier. "Deux gendarmes étaient venus en octobre 2016 (à son club de tir, ndlr) et avaient posé des questions sur cet individu. Il n'a pas atteint son objectif visé" a-t-il ajouté.

Alors qu'un individu a tenté de perpétrer un attentat lundi après-midi contre des gendarmes en faction sur les Champs-Élysées, quatre membres de sa famille ont été placés en garde à vue. "On pouvait voir en les croisant dans la rue qu'ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a déclaré à l'AFP le maire de la commune, Sylvain Tanguy, parlant d'une "famille très discrète, qui ne sortait pas beaucoup et n'a jamais fait parler d'elle".

Cette nouvelle attaque survient dans un pays placé sous le régime de l'état d'urgence depuis les attentats de novembre 2015.

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