Des proches de l'assaillant en garde à vue

Tentative d'attentat sur les Champs-Élysées, l'assaillant décédé

Champs-Elysées : un arsenal dans la voiture de l'assaillant

Un homme armé a percuté volontairement avec sa voiture, hier, un fourgon de gendarmerie, sur la célèbre avenue des Champs-Elysées à Paris, sans faire de victimes, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois. Parmi eux, l'ex-épouse d'Adam D. ainsi que son frère et sa belle-sœur.

Le père du terroriste a été placé en garde à vue après cette perquisition au domicile du terroriste.

Gérard Collomb le nouveau ministre de l'intérieur a évoqué une "tentative d'attentat" bien qu'aucune revendication n'a été faite pour le moment.

Une opération de déminage a d'abord été menée sur les lieux des faits avant que les secours ne prennent en charge l'homme grièvement blessé, vêtu d'un short gris.

Prétextant être un "survivaliste", l'individu avait accumulé plusieurs armes à feu, dont un fusil d'assaut, des barils de poudre, deux bouteilles de gaz achetées sur un site de petites annonces, a précisé le procureur, ainsi que des milliers de munitions de tous calibres. Ce mode opératoire et ce type de cible sont préconisés par les djihadistes.

L'assaillant est mort peu après d'un "arrêt cardio-respiratoire, probablement du à un effet de souffle et à l'inhalation de fumées", selon une source proche du dossier. L'enquête, confiée à la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), devra le déterminer.Invité à s'exprimer sur le sujet, ce mardi sur RMC/BFMTV le Premier ministre a tenté quant à lui de justifier le choix de la préfecture en invoquant une décision "difficile à prendre." .

Membre d'une fratrie de trois frères et soeurs, le conducteur habitait avec sa famille à Plessis-Pâté, dans l'Essonne. "On pouvait voir en les croisant dans la rue qu'ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a déclaré à l'AFP le maire de la commune, Sylvain Tanguy, parlant d'une "famille très discrète, qui ne sortait pas beaucoup et n'a jamais fait parler d'elle". Personne ne peut se satisfaire du fait que quelqu'un qui fait l'objet d'un signalement bénéficie de cette autorisation.

Cette attaque "montre, une fois de plus, que le niveau de la menace en France est extrêmement élevé", a rappelé le ministre de l'Intérieur, alors que le pays est sous le régime de l'Etat d'urgence depuis les attentats de novembre 2015.

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats qui a fait 239 morts, dont plusieurs attentats ciblant les forces de l'ordre.

Deux heures après l'attaque, les touristes avaient déjà repris leurs selfies devant l'Arc de triomphe, entraient et sortaient des magasins comme lors d'une journée ordinaire.

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