France: un ministre ciblé par une enquête quitte le gouvernement

Nomination de Ferrand, un «fait du prince» de la part de Macron

France: un ministre ciblé par une enquête quitte le gouvernement

Richard Ferrand a accepté lundi de quitter le gouvernement pour prendre la tête des députés de La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, rapportent BFM TV et Europe 1.

Au total, avec la démission de la ministre des Armées Sylvie Goulard mardi, ce sont les trois ministres issus du MoDem qui quittent le gouvernement.

" Emmanuel Macron surtout a marqué la confiance qui nous unit en me proposant d'être candidat pour présider le groupe de la majorité à l'Assemblée nationale", a-t-il déclaré". "Dans l'hypothèse où l'enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d'emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j'y ai accompli", ajoute-t-elle.

Le premier ministre Edouard Philippe annoncera dans la journée la composition de son nouveau gouvernement.

"Logiquement, il voulait qu'il soit à la tête du groupe le plus large de la V République", a justifié l'entourage du ministre.

C'est lui aussi qui, en tant que secrétaire général d'En Marche!, a tenu dirigé le mouvement devenu en un an une véritable machine de guerre pour la conquête de l'Elysée.

L'hebdomadaire satirique avait révélé qu'en 2011, les Mutuelles de Bretagne, dirigées à l'époque par Richard Ferrand, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.

Le Premier ministre a dit souhaiter "un gouvernement équilibré (.) avec des gens qui viennent de la droite, c'est mon cas, de la gauche, du centre, des gens dont la légitimité ne résulte pas d'un engagement partisan". Le gouvernement fait d'ailleurs tout pour les présenter comme des choix "personnels" et non des décisions forcées qui pourraient contraindre obligatoirement d'autres ministres à agir de la sorte dans les prochains mois ou les prochaines années. François Bayrou, ministre de la Justice, ne s'est en revanche pas senti concerné, jugeant que la décision de Sylvie Goulard s'expliquait par des raisons "strictement personnelles". "Ce sont deux engagements passionnants", a confié au Parisien celle qui a été élue députée à Paris dimanche.

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