Que disent les derniers sondages — Législatives

François Baroin

François Baroin

Les Français s'apprêtent à donner une majorité écrasante à Emmanuel Macron au second tour des législatives, confirmant le désir de renouveau du paysage politique malgré une abstention très élevée qui pourrait ternir cette victoire.

Le vote aura lieu dès samedi en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

Ce dimanche 18 juin, dans le cadre du second tour des élections législatives, les 738 467 valdoisiens inscrits sur les listes électorales seront appelés à se rendre une nouvelle fois dans les 800 bureaux de vote du département.

La formation d'Emmanuel Macron remporterait entre 440 et 470 sièges sur les 577 que compte l'Assemblée nationale, Les Républicains alliés à l'UDI de 60 à 80 sièges, le Parti socialiste et ses alliés de 22 à 35, selon les projections de l'institut.

Les deux familles politiques, droite et gauche, qui structurent la vie politique française depuis des décennies, s'attendent néanmoins à un sérieux revers.

"On a tiré contre tout ce qui représentait un système antérieur et on essaye autre chose", résume le constitutionnaliste Didier Maus. Le scrutin devrait, selon lui, déboucher sur "le plus grand renouvellement du personnel politique depuis 1958 et peut-être 1945", lors de l'élection de l'Assemblée constituante.

Au total, 1146 candidats, dont 40% de femmes, s'affrontent dans 572 duels et une triangulaire pour tenter de décrocher l'un des 573 sièges de députés encore en jeu pour un mandat de cinq ans. "Il peut y avoir un correctif entre les deux tours, que les électeurs se disent qu'une fois que la majorité semble acquise pour Emmanuel Macron, ce n'est pas la peine d'en faire trop", selon Emmanuel Rivière de Kantar Sofres.

Selon un sondage Elabe diffusé jeudi, six Français sur dix (61%) souhaitent en effet que le second tour 'rectifie le premier avec une majorité moins importante qu'attendue'.

Elle pourrait grimper jusqu'à 53% à 54% dimanche, selon les dernières enquêtes, soit une dizaine de points de plus qu'en 2012 (44,6% au second tour).

Le grand chamboulement est assuré.

Autre certitude, le renouvellement de l'Assemblée s'annonce d'une ampleur inédite, sous l'effet de la vague Macron qui ouvre les portes à des centaines de nouveaux élus, dont de nombreux novices en politique.

Avec 21,56% des voix au premier tour, la droite LR-UDI-DVD ne peut espérer décrocher, selon les projections, que de 60 à 132 sièges, contre plus de 200 dans l'Assemblée sortante. Les deux candidats ayant récolté le plus grand nombre de voix accèdent automatiquement au second tour.

Le parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante sous le quinquennat de François Hollande, a recueilli un score historiquement bas (9,51%) au premier tour et ne pourra sans doute compter que sur quelques dizaines d'élus. Enfin, le Front National obtiendrait entre 1 et 6 sièges, contre 3 à 7 pour les candidats se présentant sous d'autres étiquettes.

Avec 13,74% au premier tour, LFI et le PCF devraient en s'alliant pouvoir tout juste atteindre les 15 sièges nécessaires pour constituer un groupe. Cet objectif semble hors de portée du FN (13,3% dimanche), crédité de 1 à 5 sièges.

Plusieurs circonscriptions seront très observées, notamment le sort de Jean-Luc Mélenchon à Marseille, Manuel Valls dans l'Essonne, Najat Vallaud-Belkacem à Villeurbanne, ou encore à Paris Nathalie Kosciusko-Morizet.

"Allez voter!", a lancé jeudi aux électeurs le Premier ministre Edouard Philippe. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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