Grégory: Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort

Conférence de presse du général de la gendarmerie nationale Olivier Kim du procureur de Dijon Jean Jacques Bosc et du colonel Dominique Lambert le 15 juin. REUTERS  Robert Pratta

Affaire du petit Grégory : Jacqueline Jacob, la grande-tante, à son tour mise en examen

La tante de Jean-Marie Villemin, le père de la victime, a été mise en examen vendredi pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Ils ont été placés en détention.

Marcel Jacob et Michel Villemin, l'oncle aujourd'hui décédé de Grégory, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, tué en 1985 par Jean-Marie, le père de l'enfant qui le pensait coupable. Selon BFM TV, les enquêteurs ont saisi le testament de Marcel Jacob où il affirme ne pas être le meurtrier du petit garçon.

Pour l'avocat de Jacqueline Jacob, Me Gary Lagardette, qui conteste lui aussi la mise en examen de sa cliente, "aucun élément nouveau n'a été présenté" et "la conférence du procureur général a été particulièrement floue". Une belle-soeur du père de Grégory, Ginette Villemin, placée en garde à vue en même temps qu'eux, a été remise en liberté jeudi.

Selon une source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique en garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait de rien face aux gendarmes, qui tentent de percer le mystère en démêlant les haines qui déchiraient la famille.

Les enquêteurs se sont aussi penchés à de nombreuses reprises sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, invoquant une "vengeance", en particulier dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps en 1984. Jamais interrogée durant les cinq premières années d'enquête sur l'assassinat de Grégory, elle avait été convoquée une première fois en décembre 1989 par le juge d'instruction, mais s'était dérobée. "Sur le fond, il n'y a pas d'éléments nouveaux", souligne-t-on de source proche de l'enquête mais le logiciel d'analyse criminelle Anacrim, conçu et utilisé par la gendarmerie, a permis d'avoir "un regard neuf sur la procédure".

L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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