May rencontre la dirigeante du DUP — GB

Royaume-Uni le petit parti unioniste irlandais planche de salut de May

Arlene Foster la dirigeante du Parti unioniste démocrate nord-irlandais, le 9 juin 2017 à Belfast

Mercredi, Theresa May et Arlene Foster, la chef de file du Parti unioniste démocratique (DUP) ont salué mutuellement des discussions productives à l'issue d'un entretien à Downing Street.

Vendredi, au lendemain du scrutin, les deux dirigeantes s'étaient déjà entretenues par téléphone.

Elle tentait ainsi de contenir les critiques qui pleuvent au Royaume-Uni sur la perspective de cette alliance, à cause du conservatisme dont fait preuve le DUP sur les questions de société: il est farouchement opposé au mariage gay et à l'avortement notamment.

D'après plusieurs médias britanniques, des poids lourds du parti tory ont réclamé leur tête à Theresa May si celle-ci ne voulait pas risquer d'être mise elle-même sur la sellette.

Les résultats du vote augmentent les chances d'un gouvernement potentiellement instable, avec un risque réel de nouvelles élections dans les 12-18 prochains mois, même si Theresa May a annoncé son intention de former un gouvernement minoritaire.

La poursuite de ces négociations pourrait retarder la cérémonie d'ouverture du Parlement, prévue pour le 19 juin, au cours de laquelle la Reine doit lire le programme législatif du gouvernement.

Le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn a raillé mardi cette tentative d'alliance entre les deux formations, qui constituerait selon lui une "coalition du chaos". Mais aussi parce qu'un tel accord poserait la question de la neutralité du gouvernement britannique en Irlande du Nord, région toujours soumise à de fortes tensions 20 ans après la fin des "Troubles".

Le nouveau Parlement va siéger une première fois mardi après-midi.

D'après un sondage YouGov, 48% des britanniques estiment que Theresa May doit démissionner, contre seulement 38% qui souhaitent la voir rester. Leur discussion devrait porter sur la lutte contre le terrorisme et les contenus extrémistes en ligne, mais également sur le Brexit, alors que le nouveau président français semble, lui, s'avancer vers une majorité confortable à l'Assemblée nationale [Le Parisien].

Un ensemble de mesures est à l'étude afin d'obliger les entreprises du Net à supprimer les contenus jugés dangereux, sous peine d'amendes, dans la continuité du texte signé par le G7 en Sicile fin mai.

Les deux dirigeants devraient également aborder la question du Brexit, alors que les discussions du divorce avec l'Union européenne doivent démarrer la semaine prochaine. Theresa May avait néanmoins confirmé avoir déjà conclu un accord de principe avec le parti régionaliste nord-irlandais.

Selon Damian Green, Mme May a le "soutien massif" de son cabinet concernant sa stratégie dans ce dossier. Or, la Première ministre s'est engagée dans un Brexit qu'elle appelle "dur", avec le rétablissement de liens normaux entre l'Union européenne et le Royaume-uni: cela signifie une frontière dure entre l'Ulster, qui fait partie du Royaume-uni, et l'Irlande, qui fait partie de l'Union Européenne.

Le quotidien The Telegraph croit toutefois savoir que des ministres de premier plan et des membres du Labour, tenants d'un Brexit "doux", ont eu secrètement des discussions pour encourager une telle solution. Il faudra, dès-lors, pouvoir contrôler l'immigration et le commerce si, par exemple, le pays décide de quitter le marché unique. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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