Elections législatives 2017 : découvrez le résultat du premier tour (vidéo)

Emmanuel Macron en train de voter au premier tour des législatives françaises

Emmanuel Macron a voté au premier tour des législatives françaises

"Moins d'un électeur sur deux s'est déplacé aux urnes".

Selon les projections par sièges, le mouvement présidentiel, La République En Marche (REM), et son allié du MoDem raviraient dimanche prochain entre 400 et 455 des 577 sièges de l'Assemblée nationale, largement au-dessus de la majorité absolue (289 élus).

"Malgré l'abstention, le message des Français est sans ambiguïté: pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République ", s'est réjoui le premier ministre Édouard Philippe. "Rien n'est joué, il faut rester mobilisé ", a de son côté tempéré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Une débâcle pire que celle de 1993 et que symbolise l'élimination dès le premier tour de son premier secrétaire à Paris, Jean-Christophe Cambadélis. Le candidat du PS à la présidentielle Benoît Hamon a lui aussi été éliminé dès le premier tour, tout comme les anciennes ministres écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. Pour sa part, Myriam El Khomri, l'ex-ministre du Travail, est éliminée dans la 18e circonscription, mais l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, est en ballottage favorable dans la 3e circonscription de l'Indre-et-Loire avec 28,54%, ajoutent Les Echos. Dont une partie devrait soutenir la majorité présidentielle.

A droite, pour les Républicains (LR) Bernard Accoyer Accoyer (LR) a déclaré que le premier tour était "décevant pour notre famille politique".

Le chef du parti conservateur Les Républicains, François Baroin, a également exhorté les électeurs à se manifester en plus grand nombre la semaine prochaine pour faire en sorte que le parti d'Emmanuel Macron se trouve face à une forte opposition.

Quant au Front national, il obtiendrait seulement 1 à 10 sièges, contre 2 lors de la précédente législature.

Le PS connait une débâcle historique avec l'élimination de tous ses ténors au premier tour.

Le vice-président du parti d'extrême droite français Front National, Florian Philippot, a reconnu " une déception dans le score " de son parti, qui aurait recueilli environ 13% des suffrages aux législatives dimanche.

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, obtiendrait, elle, dix à 23 fauteuils, PCF inclus. Mais "la division des forces de gauche se paie très cher", a regretté le dirigeant communiste Pierre Laurent, critiquant le refus d'alliance de M. Mélenchon, qui avait réuni plus de 19% des voix au 1er tour de la présidentielle. Dimanche 18 juin, à l'issue du second tour, plus de 60 % des sièges de députés seront confiés à de nouveaux élus, de nombreux sortants, à gauche comme à droite, étant, d'ores et déjà éliminés ou en très mauvaise posture avant le deuxième tour du scrutin.

L'abstention a atteint le niveau record de 51,29%, selon le ministère. Armé d'une configuration politique idéale, le président devra comprendre les raisons d'une abstention record qui n'entame certes pas sa légitimité institutionnelle mais montre bien que son mandat n'est pas un plébiscite.

Les ministres-candidats sont arrivés largement en tête dans leur circonscription. Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Mounir Mahjoubi (Numérique) ont eux aussi bon espoir d'être élus.

Dans tous les cas, le renouvellement de l'Assemblée est assuré avec près de 40 % des députés sortants qui ne se représentent pas, l'entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats et l'émergence d'une nouvelle génération de candidats.

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