François Fillon se défend, Marine Le Pen le dézingue (vidéo)

François Fillon lors d'une conférence de presse sur son programme à son siège de campagne le 13 mars 2017 à Paris

François Fillon lors d'une conférence de presse sur son programme à son siège de campagne le 13 mars 2017 à Paris

Contacté par le JDD, le mystérieux et généreux ami a souhaité rester anonyme mais a cependant confirmé qu'il avait bien procédé à ce règlement "à la demande de François Fillon " et ce, sans obtenir "le moindre remerciement depuis ".

À cela s'ajouteraient près de 35.500 euros "réglés en liquide" chez ce tailleur, pour un montant de près de 48.500 euros au total depuis 2012.

Le candidat à la présidence de la République veut s'appuyer sur un gouvernement "restreint" s'il est élu, avec quinze membres et des effectifs limités à dix collaborateurs dans les cabinets.

Dans son entourage, on considère que ces cadeaux n'ont "rien de répréhensible", mais qu'il est "totalement extravagant" de soutenir "que certains costumes auraient été payés en espèces", car "aucune maison sérieuse n'accepte des paiements en espèces pour de tels montants".

Les internautes s'en donnent à coeur joie au sujet des dépenses de François Fillon pour ses costumes. Les appels au "plan B" se sont multipliés jusqu'à ce qu'il obtienne, il y a une semaine, au lendemain d'un rassemblement de dizaines de milliers de partisans au Trocadéro, le soutien clair des Républicains.

Ces déclarations des dons et avantages ont un objectif dissuasif: elles visent à prévenir d'éventuels conflits d'intérêts. "On va continuer jusqu'où?" Celui-ci présente, ce lundi en conférence de presse, son "projet pour la France", deux jours avant sa convocation chez les juges en vue de sa mise en examen. "Si elle les a déclarés dans sa déclaration de patrimoine?" Les dons de proches "dans un cadre strictement privé" sont exemptés de cette obligation, avait fait valoir l'ancienne déontologue de l'Assemblée Noëlle Lenoir dans une lettre de juillet 2013.

"Libérer, protéger, réconcilier" sont désormais les mots d'ordre du programme de l'ancien Premier ministre qui s'estime "le seul candidat à proposer un projet global, cohérent et financé" face aux "demi-mesures" d'Emmanuel Macron et aux "propositions folles" de Marine Le Pen, qui le devancent actuellement dans les intentions de vote pour le premier tour.

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